vendredi 8 mai 2009

En route vers la conférence de Copenhage...

La conférence de Copenhage en décembre prochain sera l'équivalent du protocole de Kyoto... à la différence que la situation est beaucoup plus sérieuse qu'elle l'était il y a 20 ans.

Il est rare que la revue Nature mette son contenu en consultation libre. La section spéciale Road to Copenhagen trace un portrait des insurmontables défis auxquels l'humanité fait face. Si vous voulez nourrir votre pessimisme, il y a à boire et à manger. Je ne sais pas si tous les articles sont en accès libre, mais essayez-vous.

Ce dossier ne fait qu'effleurer la surface du sérieux de la situation mais le portrait est dramatique. Je vous recommande particulièrement le "Worst case scenario" dont la probabilité dépasse de beaucoup le niveau de risque pour lequel on achète habituellement une assurance.

Déplacement massif de populations, destruction d'écosystèmes fragiles (pôles, montagnes, récifs, zones sèches, etc.), acidification des océans et j'en passe. Je suis curieux de voir ce qui va se produire quand on va réaliser que Monsanto et le petit groupe de multinationales des OGM détiennent déjà des tas de brevets sur des gènes capables de conférer aux cultures une résistance à la sécheresse ou à la salinité... Va-t-on continuer de défendre à tout prix le régime actuel des brevets?

La conclusion d'un des articles les plus optimistes (Overshoot, adapt and recover) est la suivante: "The window of opportunity for beginning effective long-term action on climate change is extraordinarily narrow. Urgent and major emissions reductions are essential to avoid the most severe effects. Yet even the most prompt and stringent action still risks overshooting a target of 2 °C, and it will require centuries to achieve a roughly stable climate with tolerably low amounts of warming. The consequent demands on adaptation will be enormous, many times those currently envisaged. We should therefore give policies of adaptation much more urgent attention."

Nous sommes déjà privilégiés et nous le serons plus encore. Pour éviter la guerre, les pays du Nord n'auront pas le choix d'investir au Sud ou d'ouvrir leurs frontières. On vit une époque formidable où l'histoire va accoucher à la dure.

Bonne lecture!

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