De retour. Ces trois mois sans rien publier n'ont pas été des mois sans réflexion mais mon long silence a reflété ma difficulté à mieux définir ce que je veux faire de cette plate-forme. Et pendant ce temps j'ai écrit chaque semaine un blogue sur PasseportSanté.
La principale difficulté que je rencontre est de déterminer le principal objectif du blogue. Et comme j'ai un esprit curieux qui navigue autant dans la politique, la science, la philosophie que dans la réflexion intime, je suis devant un problème qui ressemble à la quadrature du cercle. D'autre part, pour compliquer encore un peu les choses, tenir un blogue de qualité exige temps et constance, deux «biens» dont je ne dispose qu'en quantité plutôt limitée. Éventuellement, consacrer plus de temps au blogue exigerait qu'il génère quelque revenu. Or ceci n'est possible qu'en produisant quelque chose de grande valeur, ce qui implique quasi nécessairement plus de temps...
Un blogue peut aussi avoir un aspect "journal personnel". Je ne parle pas d'exposer à tout vent des états d'âme sans intérêt mais de partager des découvertes et des étonnements quotidiens. Je lis chaque semaine The Economist, Nature, The New Scientist, je parcoure chaque jour les manchettes du Devoir, de la BBC et le résumé de Foreign Policy qui m'amène souvent sur les sites du NY Times et du Washington Post. Je reçois les fils de nouvelles de Public Library of Science, The Lancet, et je consulte aussi les manchettes de BBC Health et de Radio-Canada. Je reçois les bulletins de nouvelles de l'OCDE et de l'Institut national de santé publique du Québec... Ça fait beaucoup d'informations.
Et régulièrement de cet amas d'informations émerge la cohérence du monde.
J'ai passé pratiquement les trois derniers mois à lire sur les déterminants de la santé et à produire un dossier et un «jeu» destinés à mieux faire connaître ces concepts. Ce sera en ligne la semaine prochaine sur PasseportSanté et je suis plutôt content de mon coup. Simplement parce que les déterminants de la santé constituent les fondements d'un programme de bonne gouvernance sociale et politique et qu'ils sont incontestables. Qui plus est, la science y confirme l'éthique.
Autrement dit, si ces concepts étaient bien disséminés et bien compris par la population, les politiques de l'État pourraient être évaluées à partir de critères incontournables. Et l'ADQ disparaîtrait à tout jamais du paysage politique québécois parce que la plupart de ses politiques (mais pas toutes) viennent miner les déterminants sociaux de la santé.
Je termine ce blogue en vous indiquant un article paru dans The Lancet de cette semaine : Addressing social determinants of health inequities: what can the state and civil society do? Une des conclusions de cet article se lit comme suit : "Powerful synergies have emerged when civil society, public-health programmes, and the media have joined forces to stimulate and sustain sound national and international public debates...» Ce blogue, qui est un média et qui fait partie de la société civile, essaie donc de stimuler le débat public.
P.S. Si vous essayez de lire l'article du Lancet, on vous demandera un mot de passe et un nom d'utilisateur. L'inscription, qui est gratuite, vous donne droit à certains articles gratuits de temps à autre. Si le sujet vous intéresse, ça vaut la peine de le faire car je pointerai certainement de temps en temps sur cette revue médicale.
mardi 11 novembre 2008
Long silence
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